Une rencontre au couteau ! Déjà que le match aller, disputé il y a trois mois, n'avait guère été facile à emporter avec ce succès à la « golden touch » de Bas Verwijlen (42-41), là, Tourcoing a dû remettre l'ouvrage sur le métier.
« Nous avons très mal commencé, raconte ainsi Christophe Henry. Yoeri (Van Laecke) perd 5-1 contre Blaszyck.
Derrière, Bas prend Robin mais nous ne remontons qu'à -2. Nous avions mis les deux costauds au début pour prendre de l'avance et ça ne s'est pas passé comme ça... » Et puis, Zorro est arrivé ! Ghislain Decobecq, la troisième lame de l'équipe, a une nouvelle fois prouvé que lorsqu'il faut se draper des couleurs du CIET, il n'est certainement pas le moins flamboyant. Il tapa Boustany puis Blaszyck, les deux meilleurs tireurs de Saint-Maur, avant de faire perdre la tête à Robin en fin de partie.
« Nous avions un retard de sept touches à un moment, poursuit le capitaine tourquennois. Ghislain nous remet à +2 en cinq secondes contre un Robin qui a pété les plombs. Il a fait un excès de confiance. »
Et comme une équipe c'est tout de même quatre garçons, Guillaume Fleury, qui avait remplacé Yoeri Van Laecke, réalisa le match qu'on attendait de lui contre Boustany en l'emportant 5-2. « Il a rempli son rôle de joker à merveille. » Verwijlen n'a plus eu qu'à conclure (45-40).
Mais le héros de cette rencontre restera incontestablement Ghislain Decobecq. « Il a fait une grosse "perf". Il est en train de prendre la place de Yoeri dans l'équipe. » Les arguments individuels ne manqueront donc pas à Maître Henry lors de la phase finale qui se déroulera les 14 et 15 juin, à Nantes. En demi-finale, le CIET affrontera soit Venissieux, soit, plus certainement, le Levallois de Delhomme et Robeiri. Avec l'objectif annoncé de se qualifier, pour la première fois de son histoire, pour l'ultime rendez-vous.
A. B.
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