Des bacs ou des sacs transparents? : La Voix du Nord PAR MARC GROSCLAUDE
roubaix@lavoixdunord.fr « Nous avons débuté l'action en décembre 2007, en testant le tri au sud de Roubaix, ce qui n'était pas le plus compliqué », rappelle Pierre Dubois, le premier adjoint au maire. Ce secteur, allant grosso modo des environs du parc Barbieux au Vélodrome en passant par la Potennerie, a essuyé les plâtres avant une portion bien plus grande de la ville : Moulin, Fraternité, Sainte-Elisabeth, Sartel, Trois Ponts, Pile, Entrepont, Huttin, Cul de Four et enfin Alma où, hier encore, des camions livraient des bacs gris au couvercle grenat, destinés à recevoir les emballages qui se recyclent. Place aux deux conteneurs, ou à la poubelle traditionnelle ronde et à des sacs, selon les quartiers et le type d'habitat. « Jusqu'à présent, 61 000 habitants de Roubaix ont été équipés. Il en restera 29 000, à doter de septembre à décembre », calcule Marie-Hélène Delmotte, chargée à la communauté urbaine de la communication et de la sensibilisation des habitants au tri.
Après sept mois de tri pour une partie de la population, quel bilan tirer ? « Le geste n'est pas compliqué une fois qu'on a compris que cela ne concerne que certains emballages. » Et si les chiffres précis ne sont pas encore établis, à l'arrivée des camions aux centres de Triselec, au vu des contrôles de qualité, le pourcentage de tri mal fait « n'est pas supérieur à Roubaix, comparé aux autres villes ».
Une tendance qui devra se confirmer dans les prochains mois avec l'étendue à toute la ville de ce tri des déchets. Qui se heurte à un problème de taille...
à tous les sens du terme. « Dès le départ, nous avons voulu prendre en compte la spécificité de l'habitat de Roubaix », fait remarquer Christine Delacroix, chargée de la mise en place de la collecte sélective. Entendez par là les rues étroites et surtout les courées : il y en aurait entre 190 et 223, qui évidemment ne peuvent voir passer un camion.
Un important travail de repérage a été mené, afin d'identifier les problèmes potentiels que pouvait engendrer une collecte « traditionnelle ». Et c'est pour cela que les habitants de Roubaix n'ont pas tous le même mode de collecte des déchets recyclables. Rien à voir avec la propension des bacs à finir en fumée ni avec un quelconque dénigrement des habitants de tel ou tel quartier. Mais l'exiguïté des voies d'accès, l'impossibilité de stocker les bacs ou la dangerosité que pouvait représenter la présence de bacs sur les trottoirs (empêchant le passage) ont amené LMCU à adopter cette variété. Aux abords de certaines courées, on peut observer des bacs centralisateurs ou des points de collecte où les habitants viennent déposer leurs déchets dans un cabas spécial qui leur a été fourni. Il suffit de prendre le pli du tri.
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