Dès qu'ils ont été avertis par un de leurs indics qu'un trafic de stupéfiants se déroulait le long du canal, à proximité de la tour Mercure, les hommes de la brigade des stups sont allés y prendre la température. Les planques permettaient rapidement de constater que trois individus s'adonnaient à ce commerce illicite. Disposant du numéro de portable de l'un des dealers, les policiers le plaçaient sur écoute. En quelques jours, plus de six cents appels de toxicomanes résumaient l'ampleur du trafic. Le 17 mars, le trio (dont un mineur) était interpellé. Au domicile des frères Omar et Abdelhalim Amran, 20 et 19 ans, les enquêteurs mettaient la main sur 300 grammes d'héroïne et plusieurs milliers d'euros en liquide.
Hier, à la barre, les deux prévenus ne se montrent guère diserts. Ils donnent l'impression de ne pas comprendre qu'ils ont commis des faits graves. Qui plus est en récidive. Le procureur Franck Charon se charge de leur rappeler. « Ils sont totalement dénués de scrupules, ils ont vendu durant des mois de la saloperie qui tue les gens en se gardant bien d'y toucher. » Évidemment, c'était mission impossible pour les avocats de la défense, qui ont vu le tribunal dépasser les réquisitions du parquet. Trente-six mois ferme pour Abdelhalim Amran, quinze mois pour son aîné. Le mineur a, lui, écopé de six mois ordonnés par le tribunal pour enfants.
FK. L
.
Soyez le premier à donner votre avis